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Banc de bâtonnets de poisson

Est-ce que la pêche excessive de l’homme provoquera encore et à court terme la disparition totale d’une espace marine actuellement encore courante sur les étalages de nos marchés ?

L’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) vient de tirer la sonnette d’alarme indiquant que les bâtonnets de poisson de l’Atlantique (Panadus Atlanticus), qui se distinguent par leurs écailles jaunes/rougeâtres et leurs formes rectangulaires, sont aujourd’hui menacés d’extinction en raison d’une surpêche massive.

“Lors de nos derniers décomptes, nous avons malheureusement constaté que les stocks de Panadus étaient historiquement bas dans tout l’Atlantique, au point de nous faire redouter une disparition prochaine de l’espèce” a déclaré l’océanographe Yves Aironlekarnajdeumin. “Il ne faut pas chercher bien loin l’explication de cette pêche qui fragilise les équilibres écologiques marins. Tout provient de la demande énorme en protéines de poisson de la part des pays industrialisés, toujours à la recherche d’un produit de qualité au moindre coût. Il suffit qu’une flotte de navires de pêche traversent une zone de reproduction avec leurs énormes filets pour éradiquer des populations entières en une seule journée !”

En raison de leur forme très originale, les bâtonnets de poisson sont plus connus pour être dans nos assiettes que pour servir d’ornements dans des aquariums. Cependant, l’espèce représente encore aujourd’hui un mystère pour les différents zoologistes de la planète qui ne comprennent toujours pas comment l’animal arrive à respirer et à se déplacer alors qu’il ne possède ni branchies, ni yeux, ni arête et ni cartilage.

Malgré les sombres perspectives annoncées pour les Panadus Atlanticus, un espoir de survie subsiste. En effet, l’entreprise Américaine Monsanto, spécialisée dans la biotechnologie agricole et marine, affirme avoir mis au point une variété d’espèces légèrement différentes de bâtonnets de poisson, qui aurait une faculté accrue de reproduction (chaque poisson aurait la capacité de pondre 10 œufs toutes les 48 heures), permettant ainsi de sauvegarder cette famille animale d’une extinction presque inévitable. Prise de conscience ou simple acte dû à une grandeur d’âme, c’est tout à fait gracieusement que les premiers spécimens seront très probablement lâchés en mer grâce à l’aide totalement désintéressée d’un célèbre marin : le Capitaine Igloo.

Photo : © Falko Knizia | Vidéo : Jason Eppink | Article publié une première fois le 29/05/2015