Les industriels agroalimentaires ont jusqu’au 1er août pour mettre leurs emballages en conformité.

Le 14 juin 2017, la Cour de Justice Européenne a pris un arrêté interdisant l’utilisation des termes qui font référence à des produits laitiers dans certains produits végétaux, comme le beurre au tofu, le beurre coco, le fromage végétal, le lait d’amande ou le lait d’avoine. En effet, la cour a pris cette décision après avoir conclu que cette dénomination du mot “lait” devait être obligatoirement réservé aux produits laitiers et seulement produits laitiers et non pas lorsqu’il y a un produit qui est purement végétal.

Le 30 juin 2017, à l’instar de cette décision radicale, le législateur Européen s’est aussi penché sur diverses appellations de produits animaliers tels que la salade de viande ou la saucisse d’ours (qui ne contient, évidemment, pas d’ours), qui, elles aussi, peuvent s’avérer trompeuses.

“Il est important que nous soyons cohérents dans nos décisions”, a indiqué la Cour de Justice Européenne dans un communiqué. “Les noms donnés aux aliments ne doivent en aucun cas prêter à confusion, que l’alimentation soit végétarienne ou non.” C’est la raison pour laquelle les consommateurs vont, d’ici le 1er août (date butoir à laquelle les industriels agroalimentaires devront avoir mis leurs emballages en conformité), avoir la surprise de découvrir le vrai nom des choses sur les étales des boutiques et autres hypermarchés.

Ainsi, le “jambon” deviendra du “cul de porc”, le “poisson pané” se fera appeler “panure avec quelque chose dedans”, le “yaourt” se verra attribué le titre de “sécrétion mammaire fermentée et infestée de bactéries”, sans oublier les “œufs” qui prendront le nom d'”embryons de poulet avorté”.