Marine Le Pen et Florian Philippot en janvier 2017 | Photo : SIPA

À une semaine du premier tour des élections législatives et à quelques jours seulement des épreuves de langues du baccalauréat qui se dérouleront les 19 et 21 juin pour les filières scientifiques et technologiques, Marine Le Pen et Florian Philippot, faisant fi des querelles internes qui déchirent actuellement le parti, ont demandé solennellement l’annulation pure et simple des épreuves de langues étrangères au BAC 2017.

Au cours d’une conférence de presse, le vice-président du Front National, s’en est pris violemment à des pratiques qu’il juge “inacceptables”. “Tous les jours et cela, de l’école primaire aux dernières années de lycée, des professeurs s’adressent aux élèves dans une autre langue que le français, et parfois même, pendant des heures entières”, a déclaré le député européen. “Comme le disait Charles de Gaulle, -il n’y a pas que des petites coccinelles sur les routes-. C’est pourquoi il est vital de couper la tête de ce qui fait du mal à la France en annulant immédiatement toutes les épreuves de langues au baccalauréat, et dans la foulée, les interdire au sein de tous les établissements scolaires dès la prochaine rentrée !”.

Cette réaction des ténors du parti d’extrême droite fait suite à une note provenant encore des fameux #MacronLeaks et qui auraient été fournies par un membre du gouvernement Hollande, indiquant clairement que la quasi-totalité des élèves de collège et de lycée auraient été confrontés à des enseignants parlant une langue étrangère. L’école primaire ne serait pas épargnée. Sous couvert d’anonymat, Jean-Michel Blanquer, le nouveau ministre de l’Éducation Nationale, reconnait que ces chiffres n’ont rien de surprenants. Ils seraient même le fruit d’une politique menée de longue date.

De son côté, Marine Le Pen voit dans ce phénomène une preuve supplémentaire d’une “capitulation” d’Emmanuel Macron face à ses nouvelles responsabilités. “Le gouvernement n’a rien prévu pour la rentrée prochaine afin de lutter contre cette invasion des langues étrangères” accuse-t-elle. L’ancienne candidate malheureuse à l’élection présidentielle préconise même de retirer la nationalité française aux professeurs bilingues. Nicolas Dupont-Aignan s’est immédiatement dit très favorable à une telle mesure.