Kim Jong-Un | Photo : REUTERS/KCNA

Lundi dernier, la Corée du Nord a affirmé avoir réussi un tir de missile à moyenne portée, véritable nouveau pas dans sa quête pour mettre au point un engin capable de frapper des cibles américaines. La veille, le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avait supervisé le lancement du Pukguksong-2, le déclarant prêt au déploiement mais souhaitant pouvoir enfin le tester en “conditions réelles”.

Pour se faire, l’agence officielle Nord-Coréenne KCNA a publié aujourd’hui une déclaration demandant aux forces de l’ONU et de l’OTAN, leur accord afin que la Corée du Nord puisse également bombarder la Syrie, dans le but de tester leur matériel militaire.

“Notre grand leader Kim Jong-un voudrait aider, bien entendu au sein de la coalition internationale, à lâcher notre puissance nucléaire sur la Syrie”, a déclaré dans une courte vidéo le ministre des Forces Armées du Peuple, Pak Yong-sik, au cours d’un bref exposé sur la stratégie de son pays pour régler le problème des forces rebelles, des forces d’Assad et de la menace des terroriste de l’État Islamique. “Notre éminent chef désirerait lancer une série d’ogives sur divers endroits stratégiques du pays, ce qui devrait permettre de mettre fin au conflit en quelques heures. Oui, la Corée du Nord doit prendre part à ce conflit, car pourquoi devriez-vous garder égoïstement ce plaisir de lancer des missiles rien que pour vous ?”

Cependant, il est peu probable que cette requête soit acceptée, comme l’a laissé sous-entendre le général d’armée Petr Pavel, président du Comité Militaire de l’OTAN. “Historiquement, nous avons déjà la Russie, les États-Unis, la France, la Turquie et Israël qui sont déjà en train de bombarder la Syrie, sachant que la Chine et la Grande-Bretagne se joignent aussi à nous ponctuellement”, a déclaré le haut gradé. “Depuis peu, l’Arabie saoudite, la Jordanie, les Emirats Arabes Unis (EAU), Bahreïn et le Qatar se sont aussi joints pour tout ce qui concerne les affrontements aériens. À un moment, il faut que l’on arrête de tous vouloir y aller. Aussi, à moins qu’un pays de la coalition décide de sortir de la partie, je ne vois pas comment les Nord-Coréens vont encore pouvoir trouver une place là-dedans sachant qu’en plus, les méchants sont de moins en moins nombreux. Bref, je ne citerais que le proverbe : Trop de cuisiniers gâtent la sauce” !