Image d’illustration : 123rf

Vous les avez probablement vu à chaque fois que vous mettez les pieds dans un centre commercial : ces hommes au regard vide, totalement perdus, faisant des allez-retour entre deux points indéfinis en tentant de faire passer un peu plus vite le temps… Eux, qui jusque-là, avaient toujours veillé à rester anonyme, ont accepté de dévoiler leur prénom et de témoigner sur les conditions qui les ont amenés à se retrouver a subir un tel “châtiment”.

José – 29 ans

2 heures et 28 minutes dans une boutique de lingerie féminine

Totalement gêné de se retrouver au milieu de sous-vêtements féminins plus affriolants les uns que les autres, il tente désespérément de se cacher derrière les rayons pour ne pas se faire voir des femmes qui pourraient le prendre pour un pervers en mal de fantasme. “Je me sens vraiment mal à l’aise ici”, explique le pauvre homme. “Tout le monde me regarde d’un drôle d’œil, comme s’ils se demandent ce que je peux bien faire ici pendant des plombes au milieu de toute cette lingerie… Le pire, c’est que je ne suis pas prêt de partir car mon épouse n’est pas encore entrée dans la cabine d’essayage pour tester les deux douzaines de sous-vêtements qu’elle désire acheter !”

Martin – 34 ans

1 heures 43 minutes devant l’entrée d’une boutique de produits de beauté

Il attend debout, en passant à intervalle régulier de part et d’autre de la porte d’entrée d’une grande boutique dédiée à l’art de la beauté. “Je ne sais pas ce qui est le pire entre le temps actuellement perdu et le temps où je vais devoir patienter chaque matin que ma femme sorte de la salle de bain après avoir tester tous les produits qu’elle va s’acheter”, s’interroge ce jeune père de famille qui se retrouve à devoir guetter d’un œil ses deux jeunes enfants courant et criant dans les allées du centre commercial. “

Jean – 32 ans

3 heures 56 minutes cumulés dans des boutiques de vêtements

Quand il a fait la connaissance de sa petite amie alors qu’il n’avait que 16 ans, il n’avait aucune idée des souffrances qu’il allait devoir affronter chaque samedi après-midi. Avec un petit sourire forcé, il ne cesse de répondre d’un léger hochement de tête affirmatif aux questions telles que “Tu crois que je devrais porter ça à la fête de Catherine ? Cela ne me grossit pas ? Quoi, je suis grosse ?”. Alors que la quatrième heure de calvaire va bientôt s’achever et tout en s’étant transformé en porte-manteau humain, Jean avoue être pris soudain d’une crise d’angoisse : “Je me demande si, quand elle aura fini, l’herbe ne sera pas trop haute pour pouvoir passer la tondeuse à gazon !”

Vous souhaitez leur apporter votre soutien ? Alors faites-leur un don, aussi petit soit-il, sur : www.mouvementpourlalibératitiondeshommesquiaccompagnentleurcopinedanslescentrescommerciaux.com