Photo d’illustration : Brett Coomer / chron.com

C’est un record historique que va battre un détenu de la prison d’Austin au Texas : il sera libéré ce jeudi en début d’après-midi après avoir purgé, pour la première fois au monde, l’intégralité d’une peine de plus de deux siècles. Aujourd’hui, ce ducenti-quinquagénaire aspire avant tout à vivre pleinement sa liberté retrouvée mais aussi et surtout, manger un steak de bison.

Alors âgé de 23 ans, James Eugranjouhr a été condamné le 29 février 1789 à 228 ans d’emprisonnement pour le vol d’un cheval (condamnation : 56 ans) et la tentative d’assassinat de 3 moutons (condamnation : 3 x 54 ans = 162 ans) appartenant à un riche fermier Texan. Après avoir été pendant les 40 premières années comme esclave pour le compte de la victime et avant de passer les 46 dernières années dans le centre de détention d’Austin, il a purgé la plus grande majorité de sa peine (1829-1971) dans le très célèbre Eastern State Penitentiary situé à Philadelphie, en Pennsylvanie, en compagnie, entre autres, du très célèbre Al Capone.

“Je me sens si bien et si heureux”, a déclaré à seulement quelques heures de sa libération, l’ancien cow-boy âgé aujourd’hui de 251 ans. “Je suis si impatient de voir si les choses ont changé pendant mon absence. Mais surtout, j’ai envie de manger un bonne tranche de Bison grillée sur un feu de bois. La dernière fois que j’ai eu l’occasion d’y goûter, c’était il y a environ 141 ans, à l’occasion d’une fête exceptionnelle donnée dans le pénitencier pour fêter le centenaire de l’Indépendance des États-Unis.”

Malgré la peine très lourde qui lui a été infligée alors qu’il a toujours clamé son innocence, James Eugranjouhr ne porte plus aucune rancœur envers son pays qui lui a enlevé ses libertés pendant de si longues années. “Dans un autre pays, j’aurais peut-être été condamné à perpétuité sans aucune possibilité de revoir un jour le soleil”, a indiqué le vieil homme, les yeux pleins d’espérance. “Ici, je n’ai perdu que 228 ans et non pas la vie. Maintenant, je peux regarder de face mon avenir qui sera radieux : une bonne tranche de bison, puis j’irais emprunter un cheval afin d’aller au saloon du coin pour me taper une bonne petite bagarre à l’ancienne !”