“C’est la faute des étrangers et de l’Union Européenne si tous nos magasins ferment !”, s’émeut Hans Kimkonssernjvautaifaine, un habitant d’un petit village Mosellan situé à quelques encablures de l’Alsace, en découvrant que le petit supermarché de proximité venait de fermer définitivement ses portes après des décennies de bons et loyaux services.

En effet, le petit commerce familial a fermé ses portes il y a un peu plus de deux mois, sans que Hans n’ait eu l’occasion d’y mettre les pieds : “J’aurais bien voulu voir comment c’était dedans, mais le lait était moins cher de près de 3 centimes au litre au Leclerc à Sarreguemines, situé à une trentaine de kilomètres d’ici” explique le pauvre homme totalement remonté contre le système. “Après, faut aussi savoir qu’on m’a dit qu’ils ne vendaient que des fruits et légumes de producteurs locaux ici, alors c’était impossible de me fournir correctement en fraises, bananes, et kiwis tout au long de l’année. Pourtant c’est important de manger cela pour être en bonne santé !”

Toutefois, le Mosellan se doutait bien que cela devait arriver un jour ou l’autre. “C’est sûr qu’un de ces quatre, cela devait fermer car rien que sur le prix des carburants, ils abusaient ici. Moi je m’en moquais car je fais toujours le plein en Allemagne, mais rien qu’à l’hyper, c’était 1,9 centimes de moins en moyenne pour le gazole ! Et après, il y avait encore un truc qui était bien pire. Quand la caissière est partie en retraite il y a 10 ans, j’ai appris qu’ils avaient embauché une étrangère pour la remplacer, musulmane qui plus est… Ouais, c’est pour protester contre elle, qui aurait pu piquer mon argent dans mon porte-feuille (vu qu’elle avait déjà volé le travail d’un Français), que je ne suis jamais allé là-bas. Bref, il faut qu’on ferme nos frontières pour que les migrants ne viennent plus chez nous, et qu’on repasse au Franc pour que les petits commerces puissent survivre grâce à des  consommateurs patriotes comme moi.”