Photo : ZZN/gatewaywa.com.au

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Suite à l’élection de Donald Trump, depuis mercredi dernier, des milliers de Mexicains (6000 selon l’ONG Save Mexico from migrants) ont commencé, bénévolement, à édifier un immense mur le long de la frontière avec les États-Unis afin de tenter d’enrayer le flux massif de migrants qui cherchent à entrer dans leur pays. D’ici la fin de la semaine, ils devraient être plus de 20 000 à s’afférer à la tâche.

CNN, la très populaire chaîne US d’information en continu, ne cesse de diffuser en direct des images du Texas, où des milliers de citoyens désespérés américains tentent de s’échapper tant que cela leur semble encore possible. “J’ai tout abandonné derrière moi, ma famille, mes amis et tout ce que je possédais… Mais je dois encore tenter ma chance pour passer au Mexique tant que cela est encore possible”, a déclaré l’un d’eux à un journaliste présent sur place.

Interpellé par la presse internationale, le président sortant, Barack Obama, tente pourtant de minimiser le choc des images. “Nous devons tous garder notre calme. Il ne faut pas céder à la panique !”, a-t-il indiqué, tournevis à la main, tout en installant une sécurité enfant au bouton rouge positionné discrètement sous son bureau.

Au Canada, des milices anti-migrants se forment

Du côté Nord des États-Unis, la situation ne semble pas plus sereine avec la mise en place par des associations Canadiennes de milices privées, bien décidées à ne laisser personne pénétrer sur leur territoire. “Nous étudions aussi la possibilité de construire un mur pour nous protéger des envahisseurs”, explique à CNN, un chef de milice Ontarienne, sous couvert d’anonymat. “Mais en attendant, ils nous faut nous défendre. Evidemment, tuer des citoyens illégaux, même Américains, est un crime dans notre pays. De plus, on ne favorise pas la violence au sein de notre organisation. Mais on ne pourra pas empêcher nos compatriotes de tirer quelques balles, histoire de faire fuir l’envahisseur. Après, les migrants devront faire face à la neige et aux températures mortellement froides, sans parler des prédateurs comme les ours et les loups présents dans nos contrées, qui se feraient un plaisir de terminer le travail. Sincèrement, je pense qu’il serait plus prudent aux Américains de fuir vers le Mexique.”

Mexicains et Canadiens, et de plus en plus de peuples semblent donc être enfin sur la même longueur d’onde, pleine de fraternité, au point de lever ensemble les poings vers le ciel en scandant : “Vive le populisme et le repli sur soi !”