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“Je ne pense qu’à faire appliquer la loi, mais je ne fais pas confiance aux machines”. C’est avec ces mots qu’un agent de police se justifie d’embrasser les demoiselles pour mesurer leur taux d’alcool dans le sang. Comme l’ont confirmé ses collègues, cela fait plusieurs mois que Jean Ballelaifi utilise cette technique d’une manière “tout à fait normale, sans connotation érotique, parfaitement professionnelle”. De plus, tous conviennent en outre que les mesures sont “extrêmement précises”.

“Je suis le représentant de l’autorité et le chef de mon équipe”, déclare le policier. “Je ne peux pas déléguer la responsabilité d’un test, qui pourrait faire perdre des points sur le permis des jolies jeunes femmes, à un appareil électronique. Nous savons tous qu’il pourrait être piraté. Par contre, je peux parfaitement dire si quelqu’un a bu ou non. Je suis même capable d’identifier la boisson et la quantité ingurgitée. Si je vous embrassais, il me serait donc possible de vous indiquer si vous avez bu deux (biiiip – nom masqué en raison de la législation). Mais comme ce n’est pas vous qui avez pris le volant, je vais tester votre charmante collègue… Ne me contredisez pas ! Je vous le répète, ce n’est pas vous qui avez pris le volant pour venir ici !”

Une certaine Zahia, jeune entrepreneuse dans la mode souhaitant garder l’anonymat après avoir déjà eu affaire à la justice, prétend avoir été embrassée six fois par Jean Ballelaifi ces trois derniers jours. Elle témoigne : “Je prends tous les soirs la même route pour aller travailler et je suis contrôlée à chaque fois. Heureusement, je n’ai jamais été testée positivement.”

Cette technique, qui permettrait à l’Etat de faire de grosses économies d’équipements si elle se généralisait, soulève toutefois la crainte des épouses des agents de la force publique, ces dernières ayant peur de retrouver leur conjoint en état d’ébriété suite à une pratique trop importante de ce nouveau test d’alcoolémie.

Article publié une première fois le 03/09/2014