Nicolas-Sarkozy

Hier matin, François Hollande donnait un grand discours en direct de la salle Wagram à Paris, décrit par la majorité de la presse comme le coup d’envoi à sa campagne électorale pour sa réélection en 2017.

Durant son allocution le Président de la République a fait usage d’une anaphore visant directement Nicolas Sarkozy : “Une argutie juridique, la liberté d’expression ? La liberté de culte ? Une argutie juridique, la présomption d’innocence, bien commode à brandir quand il s’agit de plaider pour son propre compte ?”

En effet, ce dernier, au lendemain du meurtre du père Hamel, déclarait : “Nous devons être impitoyables. Les arguties juridiques, les précautions, les prétextes, à une action incomplète, ne sont pas admissibles”.

Piqué au vif, par cette nouvelle attaque du chef de l’Etat suite à sa mise en examen dans l’affaire Bygmalion, l’ancien chef de l’état n’a eu d’autre choix que de prendre un sérieux virage vers la gauche, alors qu’il n’est même pas encore sûr pour lui qu’il sera le représentant de Les Républicains. Pour rappel, son parti (ex-UMP) organise le 20 novembre 2016 une primaire à droite en vue de l’élection présidentielle de 2017. Le cas échéant, un second tour serait organisé une semaine plus tard.

Virage-Nicolas-Sarkozy

Le virage à gauche pris par Nicolas Sarkozy…