Photographie d'illustration : pratique.fr

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En pleine période de passage en force par le gouvernement de la Loi Travail à l’aide de l’article 49-3, une étude sur les raisons entraînant les démissions au sein des entreprises réalisée par l’institut de sondage IFOP/ARTIR en partenariat avec La Française des jeux, vient de dévoiler des résultats surprenants qui font froid dans le dos.

En effet, 97 % des Français (ce qui sous-entend que c’est presque la totalité des personnes sondées), indiquent que s’ils venaient à démissionner, ce serait dans le but de “quitter leur travail”. Les 3 % restants n’ont, quant à eux, pas pu être interrogés pour connaître leurs raisons car ils étaient déjà partis, soit en vacances, soit pour travailler, mais à l’étranger. Terrifiant !

Selon le professeur Jean Sairyun, analyste réputé spécialisé dans les sondages économiques, la première raison pouvant expliquer que ce pourcentage soit aussi élevé provient du fait que très peu d’autres solutions n’ont été mises au point pour donner son congé. Il y a bien l’insulte au supérieur, ou encore l’absentéisme, mais cela peut entacher la carrière du protagoniste qui utilise cette méthode.

Intrigué par les résultats, notre journaliste lui a demandé de se pencher plus spécifiquement sur la question 4b qui a précédemment été posée aux sondés : Si vous quittez votre entreprise, la quittez-vous pour partir ou pour ne pas revenir ? En effet, le sondage est très intéressant et relativement éloquant car la majorité des participants ont répondu : Oui. “Une telle réponse positive sans équivoque indique que lorsque les gens changent de travail, ils changent aussi par la même occasion de collègues et d’employeur” explique le scientifique. “Dans de rares cas, les gens changent aussi de poste de télévision, mais ce fait n’est peut-être pas à chaque fois lié au nouvel emploi.”