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© Ramzi Haidar / AFP

C’est exactement au même moment que, à l’instar de leurs homologues français, les gouvernements Algérien et Tunisien ont décidé de décréter une série de mesures visant à éradiquer le danger islamiste dans leur pays respectif.

En effet, ils ont décidé, entre autres, de déchoir de leur nationalité tous les Franco-Algériens ou Franco-Tunisiens impliqués de près ou de loin dans le terrorisme et de les renvoyer en France, chez eux ! C’est très solennellement que Habib Essid, le premier ministre Tunisien s’est exprimé devant les médias internationaux : “Nous ne pouvons tolérer que des fanatiques écervelés ayant grandi à Clichy ou à Saint-Denis viennent inculquer des valeurs étrangères à celles de la Tunisie. Notre culture se trouve à des années lumières des prêches de l’Imam de Drancy et de l’islam pratiqué dans les banlieues françaises.”

Cependant en Algérie, où la loi a aussi été promulguée dans la nuit par son chef d’état, Abdelaziz Bouteflika, les associations locales des droits de l’Homme qui ont dénoncé une “loi liberticide et inconsciente” mettent l’accent sur les conditions de vie inhumaines sur l’ensemble du territoire français où précarité, insécurité et conflits ethniques sévissent de façon permanente. “L’Algérie est un exemple de démocratie et elle n’a pas le droit de renvoyer ses citoyens dans un pays où ils risquent d’être assignés à résidence ou emprisonnés pour leurs opinions. Notre président a-t-il conscience du surpeuplement et du délabrement des prisons Françaises ? Que l’on ne nous fasse pas croire qu’il n’y a pas une histoire de dessous de table là-dedans, permettant ainsi aux Français de race, comme le dit si bien une célèbre Nadine M., de ne pas occuper les bas métiers sous-payés en France dont personne ne veut mais indispensable à une société moderne !”