Nicolas-Sarkozy

Du haut de la tribune Impériale du Parc des Princes (qu’il souhaiterait rebaptiser en Sarkolysée), l’empereur Nicolas Sarkozy 1er  a convoqué les représentants médiatiques afin d’annoncer qu’il allait mettre en place une nouvelle équipe à la tête de son armée personnelle et qu’il allait trancher la tête de certains de ses lieutenants, dont Nathalie Kosciusko-Morizet, actuelle numéro deux de l’empire, pour avoir osé émettre une critique envers son empereur.

“Je présenterai une nouvelle équipe au début du mois de janvier. Je vais voir tous ceux qui souhaitent s’allonger devant moi”, a affirmé sa magnificence hier à plusieurs journalistes, ajoutant qu’il souhaitait agir “avec sang-froid, sans précipitation, sans drame et sans excès”.

A la question d’un journaliste (qui sera probablement bientôt jeté aux lions vu son impertinence), demandant si NKM resterait son fidèle et loyaliste bras droit, le grandissime monarque a indiqué sur un ton méprisant qu’à partir de maintenant, sa cour sera composée “avec un souci de fond et de cohérence” et qu’il préférait que ses sujets “expliquent et se soumettent sans le moindre doute à ses pensées”, puis a craché par terre et a fustigé la foule d’un regard voulant les traiter de “Pauv’cons”.

A n’en point douter, c’est une allusion claire aux déclarations de Nathalie Kosciusko-Morizet qui avait remis en cause, dimanche soir sur le plateau de télévision de TF1, la position du grand maître sur le ni-ni (ni PS ni Front républicain), se disant “heureuse” que les électeurs “n’aient pas appliqué le ni-ni” sinon les régions Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-Côte d’Azur seraient tombées dans l’escarcelle du FN.