20minutes

Un quadragénaire Angevin poursuit le quotidien gratuit pour publicité mensongère. En cause : le temps effectif de lecture du journal qui, selon lui, ne correspondrait absolument pas à la réalité.

“Franchement, voir ça de nos jours, c’est tout simplement scandaleux” s’insurge Henri Golpahavekmoa, un habitant d’Angers de 42 ans actuellement à la recherche d’un emploi. “J’ai lu ce journal pile-poil en 11 minutes ! Je me sens à la fois trahi et méprisé” lâche l’homme qui a depuis initié une poursuite judiciaire. Son avocat, l’ultra célébrissime Maître Jean Brouille, détaille les attentes de son client. “C’est un tort moral pour lequel nous allons demander réparation. Un dédommagement d’une vingtaine de milliers d’Euros me paraît être le strict minimum”. Contacté par téléphone, le rédacteur en chef de 20 minutes s’est dit “prêt à négocier un arrangement avec le plaignant”.

Reste que Henri reconnaît n’avoir pas pris la peine de lire chaque article. “Dans ce quotidien, je m’arrête uniquement sur les parties intéressantes, à savoir, l’horoscope, les bandes dessinées et les sports” confie-t-il sous le regard noir de Maître Jean Brouille qui s’empresse aussitôt de donner une explication. “Mon client est simplement un lecteur moins assidu quand l’article traite de politique ou de ce qui se passe en France ou dans le monde” ironise l’avocat.

S’il parvient effectivement à être dédommagé, le Breton envisage de réitérer la manœuvre en s’attaquant à divers programme télé tel On n’est pas couché qu’il regarde tous les samedis soirs pourtant bien du fond de son lit.