Lors de sa sixième conférence de presse qui s’était tenue le 07 septembre à l’Elysée, François Hollande avait annoncé le survol d’observation au Nord de la Syrie. Effectivement, dès le lendemain, les troupes de l’Armée de l’Air Française s’étaient immédiatement attelées à la tâche afin de pouvoir débusquer les troupes de DAECH qui s’étaient réfugiées dans le pays pour échapper aux bombardements de la coalition en Irak.

Avion-DAECH

Hier matin, le Ministre de la Défense, Jean-Yves le Drian, a tenu à réexpliquer le sens de l’action Française au Proche-Orient. Pour le moment, il n’est pas encore question de bombardements ou de quelconques combats au sol. Les missions sont uniquement consacrées à la reconnaissance afin de vérifier que la Syrie est toujours bien à l’endroit où elle se situe sur les cartes d’état-major, ne sait-on jamais.

De plus, il n’est pas question de se tromper d’ennemis et le ministre s’est chargé de l’expliquer aux troupes dans un message audio très clair.

“Nous sommes là pour aider le gouvernement Irakien dans sa guerre contre les islamistes de l’Etat Islamique. Nous n’aimons pas les terroristes de DAECH, même s’ils sont aidés par l’Arabie Saoudite, que nous aimons bien. Nous n’aimons pas le Président Bachar al Assad de Syrie, c’est pourquoi nous aidons les combattants contre son régime, mais pas ceux de l’E.I., même si eux aussi se battent contre Assad, comme nous. De la même manière, nous n’aimons pas l’Iran, même si l’Iran aide l’Irak dans son combat contre DAECH. En résumé, certains de nos amis aident nos ennemis et d’autres de nos ennemis sont quand même nos amis même si certains de nos ennemis combattent à nos côtés alors que d’autres de nos ennemis, que nous aimerions voir perdre, sans pour autant que nos ennemis qui combattent nos ennemis ne gagnent. Car si les gens que nous voulons voir perdre, perdent, ils pourraient être remplacés par des gens encore pires et que nous aimerions encore moins. Et ça, on n’aimerait pas.”

Jean-Yves le Drian

Le ministre a aussi ajouté :

“Dans tous les cas, nous sommes heureusement hors de cause en ce qui concerne ce qui a créé cette situation, car il est bon de rappeler que tout ça a commencé parce que nos amis américains ont envahi un pays pour en faire partir des terroristes qui étaient en réalité ailleurs et que nous avons fait venir là où nous ne voulions pas qu’ils viennent. Si vous n’avez pas compris, demandez à vos officiers, moi je vais me coucher !”