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Crédit photo : Bernadett Szabo / Reuters

Il y a déjà une dizaine de jours maintenant, la Hongrie terminait de mettre en place ces 175 kilomètres de clôture de fils de fer barbelés le long de la frontière avec la Serbie, afin d’empêcher les réfugiés Syriens de pénétrer sur son territoire. Cependant, le gouvernement de Budapest, qui vient de convoquer l’ambassadeur de France pour marquer son mécontentement suite aux propos de Laurent Fabius qui a jugé “scandaleuse” l’attitude des Hongrois dans la crise des migrants, se retrouve confronté à des difficultés qui l’obligent à demander une aide internationale. En effet, les urgences des hôpitaux du pays ont été pris d’assaut pour des problèmes de coupures, parfois graves, suite au passage en force de la clôture par les migrants. Le président Viktor Orbán se retrouve à solliciter, en urgence, l’Union Européenne car le pays se retrouve à cours de désinfectants, pansements, bandages et compresses.

“Près de la frontière, des hôpitaux improvisés vont devoir être construits très rapidement. Mais pour cela, il faut récolter de l’argent, du matériel et du personnel issu d’autres pays de l’UE” a indiqué le chef du gouvernement local.

“Pour faire simple dans mon explication, il faut savoir qu’au vu des soins que nous avons à apporter, nous sommes en manque de médecins, infirmiers, aides soignants, etc. Nous sommes donc prêts à les accueillir les bras ouverts sur notre territoire. Bien entendu, l’afflux de travailleurs médicaux va ouvrir la porte à un plus grand nombre de fonctionnaires et de travailleurs sociaux, mais notre belle Hongrie n’aura pas une offre en personnel suffisante pour y faire face. C’est pourquoi, nos portes seront grandes ouvertes aux personnes des pays voisins qui souhaiteront s’installer sur notre territoire. De plus, il ne faut pas se le cacher, il faudra construire des structures d’accueil pour ses nouveaux arrivants et fournir des services ainsi que des commerces pour leur permettre de vivre dans des conditions qui donneront envie de rester chez nous. C’est pourquoi, les étrangers des autres corps de métiers seront bienvenus en Hongrie, et nous ferons tout pour que leur installation se passe dans les meilleures conditions. Surtout que nous allons aussi manquer de personnel pour monter de deux mètres supplémentaires les clôtures actuelles.”

Cependant, pour Viktor Orbán, la pose du grillage aura été un succès énorme pour son pays : “Nous prévoyons être en mesure de détourner, d’ici quelques mois, la plus grande partie du flux des réfugiés vers la Croatie et l’Italie, offrant ainsi un très beau parcours touristique.”