Grece-oui-ou-non-vote

Sairailévis Nalaicépluklésos est perplexe face au défit qui lui est lancé aujourd’hui : participer à un référendum aux choix controversés qui graveront à jamais le sort de son pays. Hier soir encore, ce courtier en assurances de 37 ans était totalement indécis, à savoir s’il devait voter OXI (Non) ce qui entraînerait sa ruine assurée, ou s’il devait voter NAI (Oui), un choix qui l’entraînerait vers sa ruine assurée.

“Je me retrouve face à une grande responsabilité”, explique Sairailévis. “De ma voix peut dépendre l’avenir de mon pays : il sera condamné ou totalement en ruine. Dans le cas ou mon choix se porterait vers OXI, l’état pourrait se déclarer en faillite et entraînerait de ce fait le Grexit. A court terme, je perdrais probablement mon emploi ainsi que toutes mes économies. Ce serait terrible !”

“D’un autre côté, si c’est le NAI qui gagnait, le système économique grecque serait affaibli par l’austérité imposée par le FMI (Fonds Monétaire International) et la BCE (Banque Centrale Européenne)” indique encore le courtier. “Notre gouvernement serait désavoué avec les risques d’instabilité que cela entraînerait, et dans quelques mois, l’état serait à nouveau menacé de faillite avec sa sortie inéluctable de l’Union Européenne. A court terme, je perdrais aussi probablement mon emploi ainsi que toutes mes économies. Ce serait terrible !”

Toutefois, Sairailévis Nalaicépluklésos ne perd pas espoir. En effet, il n’est pas exclu que le référendum n’ait aucun impact sur les futurs choix économiques vu que les politiciens de Bruxelles et Athènes ont de toute façon une idée derrière la tête et les décisions qui seront imposées ont déjà été prises. “Alors, à court terme, je perdrais probablement mon emploi ainsi que toutes mes économies. Ce serait terrible !”

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