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Selon une nouvelle étude de l’Observatoire des Effets Biochimiques des Boissons Alcoolisées (OEBBA), la bière artisanale aurait, elle aussi, des conséquences sur le sentiment de supériorité culturelle et intellectuelle de ses amateurs au point de se rapprocher des effets bénéfiques déjà connus et avérés du vin.

En effet, 87,6% des 1027 participants à la recherche ont démontré un niveau de suffisance plus élevé que la moyenne après s’être auto-proclamés amateurs de bière artisanale.

“Les résultats sont très clairs. Plus le degré de connaissance dans les ingrédients et la fabrication de la bière est élevé, plus le niveau d’arrogance du sujet augmente”, indique le professeur Yann Orakepourmoa, analyste des données à l’Observatoire.

D’après la croyance populaire, seuls les amateurs de vin pouvaient profiter des bienfaits sur leur estime de soi émanant de leur boisson de prédilection alors que, avoir une attitude de snob ne pouvait se justifier pour les amateurs de houblon.

“Les temps changent. Depuis l’avènement et la multiplication des petites brasseries locales, avoir un niveau élevé d’autosatisfaction est maintenant à la portée des amateurs de bière, indique le professeur Orakepourmoa. Il s’avère que parler de la qualité du malt et de la levure, installer une tireuse chez soi ou encore remplir sa choppe chaque jour a des propriétés formidables sur l’égo.”

Robin Geaipahassébupouraitredécontractéfassallapraisse, jeune entrepreneur Alsacien dans l’événementiel et blogueur (www.jaime-la-biere-maison-donc-je-suis.fr) se dit confiant et, selon lui, la bière artisanale finira par dépasser le vin dans ce domaine : “La bière artisanale a vraiment des effets bénéfiques sur la santé de mon orgueil. Afin de profiter pleinement de ses bienfaits, je m’assure toujours que mon entourage soit au courant de mon dédain pour les bières ordinaires, comme la 1664 ou l’Heineken. Il faut qu’elle sente le terroir, que j’y retrouve ce petit arrière-goût amer si exceptionnel !” explique-t-il en frottant sa barbe de Hipster.

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Pour le moment, l’OEBBA rappelle qu’un niveau d’égo optimal ne peut s’atteindre qu’en buvant au moins un litre et demi de bière par jour et en parler au moins quotidiennement trois fois à qui veut l’entendre ou, si personne ne vous écoute, utilisez les médias sociaux. “Dans le fond, c’est comme le vin. Si personne n’est là pour vous faire croire qu’il apprécie ce que vous avez à dire quand vous êtes désinhibé et totalement stupide, à quoi cela pourrait-il servir de boire une boisson comme la bière et le vin ?”

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