eurosPlus d'infosLes travailleurs français rémunérés au SMIC verront leur chèque de paie diminuer considérablement le 1er août prochain. En effet, le taux horaire passera de 9,53 € à 9,03 € , soit 1369,58 € de salaire minimum par mois au lieu de 1 445,38 € hors cotisations sociales. C’est du moins ce que vient d’annoncer le ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue social, François Rebsamen, lors d’un discours devant des représentants du MEDEF.


“C’est une excellente chose pour les familles à faible revenu. En gagnant moins d’argent, elles paieront moins d’impôts, ce qui leur permettra d’accroître leur pouvoir d’achat”, a expliqué le représentant du gouvernement.

Alors que l’UMP et le MODEM ont conjointement dénoncé cette mesure qu’ils jugent “hasardeuse” pour la relance de l’économie, Luc Chatel n’a pas manqué de souligner le “manque de courage” du gouvernement Valls.

“Si nous souhaitons entrer en compétition avec l’Asie et faire une véritable différence pour les PME, François Hollande doit promettre que le salaire minimum passera sous la barre des 9 € l’heure dès cet automne pour tous les Français et 5 € pour tous les immigrés en situation irrégulière” a de son coté rétorqué Louis Aliot, vice-président du Front National.


Emmanuelle Cosse pour Europe Ecologie – les Verts, avertit le gouvernement que “si les Français payent moins d’impôts sur le revenu, il sera alors fort judicieux d’augmenter les taxes écologiques sur les prix des carburants, sous peine de ne plus avoir le soutien du parti lors des prochaines élections.”

Jean-Luc Mélenchon, en retrait de la vie politique depuis quelques jours, a fait parvenir à notre rédaction un communiqué par fax, différents mails et une dizaine de coups de téléphone indiquant qu’il prenait du recul et qu’il ne fallait plus lui poser de questions car il n’y répondrait plus.

Refusant de dire s’il envisageait de donner suite aux doléances de l’opposition ou de ses alliés de gauche, le ministre a simplement déclaré que “pour l’instant”, toutes les options étaient “envisagées” et qu’il attendait de voir comment réagira la population à son annonce.

Au moment de la mise en ligne de cet article sur ZNN.fr, Jean-Luc Mélenchon, de passage dans nos bureaux pour confirmer qu’il voulait être tranquille, nous demande de rappeler qu’il souhaite que l’on ne parle plus de lui.